Le conflit ulno-carpien

Le conflit ulno-carpien est une affection fréquente du poignet pouvant provoquer des douleurs, une gêne fonctionnelle et une limitation des mouvements. Il peut affecter les gestes du quotidien et nécessiter une prise en charge adaptée pour prévenir une aggravation. Dans cette section, nous aborderons les causes du conflit ulno-carpien, ses symptômes, ainsi que les options de traitement visant à améliorer le confort et la mobilité du poignet.

Le conflit ulno-carpien

Le conflit ulno-carpien est une pathologie du poignet résultant d’un frottement excessif entre l’extrémité du cubitus (ulna) et les os du carpe. Il peut être dû à une hyperpression chronique, une instabilité du poignet, un allongement de l’ulna (ulna long) ou des traumatismes répétés. Cette pathologie entraîne des douleurs lors des mouvements de rotation ou d’appui sur la main, limitant certaines activités quotidiennes et professionnelles.

Les symptômes

Les patients atteints d’un conflit ulno-carpien ressentent généralement des douleurs du côté interne du poignet, souvent aggravées par la rotation de l’avant-bras ou le port de charges. Une sensation de faiblesse, des craquements ou des blocages peuvent également survenir. Dans certains cas, l’inflammation peut entraîner une gêne persistante, même au repos.

Les traitements

Le traitement du conflit ulno-carpien dépend de la sévérité des symptômes. Dans un premier temps, des mesures conservatrices comme le repos, le port d’une attelle, la physiothérapie ou la prise d’anti-inflammatoires peuvent être proposées. Une infiltration de corticoïdes peut aussi aider à soulager temporairement la douleur.

Les interventions chirurgicales

Si les douleurs persistent malgré un traitement médical, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Le Dr Rouveyrol réalise plusieurs types d’interventions en fonction de la sévérité du conflit dont certaines peuvent se faire sous arthroscopie. Le principe reste le même : raccourcir l’ulna. 

Correction d’un conflit ulno-carpien

Pour un conflit de faible importance :
Le Dr Rouveyrol réalise la procédure de Wafer : cette technique mini-invasive consiste à retirer une fine portion de l’ulna afin de réduire la pression sur l’articulation. Pratiquée sous arthroscopie, elle ne nécessite que deux à quatre incisions d’environ 1 millimètre sur la face dorsale du poignet.

Pour un conflit de forte importance :
Il pratique une ostéotomie raccourcissante de la diaphyse de l’ulna à ciel ouvert : cette intervention consiste à réséquer l’excédent de longueur de l’ulna au niveau de la diaphyse. L’os est ensuite fixé par une plaque. L’ensemble permet ainsi de rétablir un bon équilibre articulaire.

Suites opératoires de la correction d’un conflit ulno-carpien

L’opération est le plus souvent réalisée en ambulatoire. Après l’intervention, la mobilisation des doigts est généralement rapide, mais un léger inconfort et un gonflement peuvent persister les premiers jours. Des soins de pansement réguliers seront nécessaires, avec une fréquence adaptée à votre cicatrisation. Le port d’une orthèse est généralement recommandé pendant les six premières semaines post-opératoires. Une rééducation est ensuite entreprise pour optimiser la récupération de la mobilité et de la force du poignet.

Les complications liées à une opération de la main ou du poignet

Comme pour toute intervention chirurgicale, certaines complications, bien que rares, peuvent survenir.
Une infection de la cicatrice peut se manifester par une rougeur, un gonflement et des douleurs localisées. Elle peut nécessiter un traitement antibiotique et, dans certains cas, une reprise chirurgicale pour nettoyer les tissus infectés.
L’algodystrophie, complication imprévisible, peut provoquer des douleurs diffuses, une raideur prolongée et une hypersensibilité du bras, rendant la récupération plus longue et plus complexe.
Dans certains cas, l’intervention peut ne pas apporter les résultats attendus, notamment si la compression nerveuse était ancienne ou si des facteurs individuels limitent la régénération des tissus.
Une lésion vasculo-nerveuse, bien que rare, peut entraîner une altération de la sensibilité ou de la force de la main.
D’autres complications, telles qu’une douleur persistante au poignet ou à l’avant-bras, une diminution temporaire de la force, une raideur articulaire ou encore des adhérences cicatricielles, peuvent compliquer la récupération.

Un suivi post-opératoire rigoureux ainsi qu’une rééducation adaptée sont essentiels pour limiter ces risques et optimiser la récupération fonctionnelle du poignet.

Les complications spécifiques à une correction du conflit ulno-carpien

Un retard de consolidation osseuse peut survenir après une ostéotomie, prolongeant la période de guérison et nécessitant une surveillance rapprochée. Dans de rares cas, une pseudarthrose (absence de consolidation osseuse) peut nécessiter une nouvelle intervention chirurgicale.

Une irritation ou un conflit avec le matériel chirurgical peut aussi survenir, notamment si la plaque ou les vis utilisées lors de l’ostéotomie provoquent une gêne mécanique ou des douleurs. Si ces symptômes persistent après la consolidation, un retrait du matériel peut être envisagé.

Veuillez noter que les informations présentées sur notre site internet ne permettent pas un auto-diagnostic et ne remplacent en aucun cas l’avis d’un médecin spécialiste lors d’une consultation. La liste des symptômes et complications mentionnée ici couvre uniquement les cas les plus courants et n’est pas exhaustive. Lors de votre consultation, votre médecin pourra répondre à toutes vos questions.