Les lésions ligamentaires du poignet

 Les lésions ligamentaires du poignet sont des atteintes aux ligaments qui assurent la stabilité de l’articulation. Elles peuvent survenir à la suite d’un traumatisme, d’un faux mouvement ou d’une sollicitation excessive. Elles peuvent entraîner des douleurs, une diminution de la mobilité et, à terme, des complications si elles ne sont pas traitées. Une évaluation précise permet d’adapter le traitement et d’optimiser la récupération. Cette section détaille les signes évocateurs, les solutions thérapeutiques et les recommandations pour une prise en charge optimale des lésions ligamentaires du poignet.

Les lésions ligamentaires du poignet

Les lésions ligamentaires du poignet peuvent affecter plusieurs ligaments essentiels à la stabilité de l’articulation. Les plus courantes sont la lésion du ligament triangulaire du carpe (TFCC) et la lésion du ligament scapho-lunaire. Ces lésions surviennent généralement après un traumatisme, un faux mouvement ou une sollicitation excessive du poignet. Elles peuvent entraîner des douleurs, une instabilité articulaire et, à terme, des complications si elles ne sont pas traitées.

Les symptômes

Une lésion ligamentaire du poignet se manifeste par des douleurs localisées, une sensation d’instabilité, des craquements ou une perte de force lors des mouvements. La lésion du ligament triangulaire du carpe, encore appelé TFCC, est souvent associée à une douleur du bord cubital du poignet (côté de l’auriculaire) et à des difficultés de rotation de l’avant-bras. La lésion du ligament scapho-lunaire, quant à elle, provoque une douleur plus centrale, avec parfois un gonflement et une gêne lors de la prise d’objets.

Les traitements

Le traitement varie selon la gravité et l’ancienneté de la lésion. Une lésion partielle et récente peut être traitée de manière non chirurgicale par immobilisation du poignet avec une attelle et la prise d’anti-inflammatoires. Cependant, si les symptômes persistent ou si la lésion est plus avancée, une intervention chirurgicale peut être envisagée.

Les opérations proposées

Lésion du ligament triangulaire du carpe (TFCC) : Le traitement chirurgicale est généralement réalisé par arthroscopie. Selon la cartographie de la lésion, deux techniques sont possibles et peuvent être combinées :
– La suture du ligament, si la lésion touche le faisceau superficiel.
– Un ancrage trans-osseux, si le faisceau profond est atteint.

Lésion du ligament scapho-lunaire :

– En cas de lésion récente : Suture du ligament pour restaurer la continuité.
– Si la lésion est ancienne sans usure cartilagineuse, une ligamentoplastie scapho-lunaire peut être réalisée pour stabiliser durablement le poignet.

Ces interventions ont pour objectif de restaurer la stabilité du poignet et à prévenir les complications à long terme, notamment l’arthrose. Une rééducation adaptée est essentielle pour restaurer la mobilité et prévenir les récidives.

La suture du ligament triangulaire du carpe (TFCC)

La suture du ligament triangulaire du carpe (TFCC) est réalisée sous arthroscopie afin de restaurer la stabilité du poignet. Elle consiste à aviver,  rapprocher, puis fixer les parties déchirées du ligament à l’aide de fils de suture, favorisant ainsi la cicatrisation. Cette intervention est indiquée pour les lésions du faisceau dit « périphérique » du ligament. Après l’intervention, une immobilisation temporaire et une rééducation progressive permettent de restaurer une mobilité optimale du poignet.

L’ancrage trans-osseux du TFCC

L’ancrage trans-osseux du ligament triangulaire du carpe (TFCC) est une technique chirurgicale réalisée sous arthroscopie, indiquée lorsque la lésion atteint le faisceau profond du ligament. Elle consiste à refixer le ligament sur sa zone d’accroche initiale à l’aide de fils passés à travers de petits tunnels osseux. Une immobilisation du poignet est nécessaire pendant les 45 premiers jours post opératoires. Une rééducation du poignet est ensuite mise en place afin de restaurer une fonction optimale.

La suture du ligament scapho-lunaire

Lorsque la lésion est récente, une suture simple du ligament peut être envisagée. Cette réparation nécessite une protection par broches, maintenues en place pendant 45 jours. Une fois les broches retirées, une rééducation progressive est mise en place afin de restaurer force et mobilité.

La ligamentoplastie scapho-lunaire

Si la lésion ligamentaire est ancienne, une ligamentoplastie scapho-lunaire peut être nécessaire pour restaurer la stabilité du poignet. Cette technique consiste à reconstruire le ligament à l’aide d’un greffon tendineux, généralement prélevé sur la face dorsale du poignet, afin de recréer une connexion stable entre le scaphoïde et le lunatum. Elle permet de prévenir l’évolution vers une usure du cartilage du poignet, appelée arthrose. Une ou plusieurs broches sont parfois posées pour stabiliser la ligamentoplastie, puis retirées lors d’une seconde intervention chirurgicale, 45 jours plus tard. Une rééducation progressive est ensuite mise en place afin de restaurer force et mobilité.

Suites opératoires d’une suture ou d’un ancrage du ligament triangulaire (TFFC)

Après une suture ou un ancrage du ligament triangulaire (TFCC), une période de récupération est nécessaire pour favoriser la cicatrisation et prévenir les complications. Dans les premiers jours suivant l’intervention, un gonflement et des douleurs peuvent survenir au niveau du poignet. Une immobilisation stricte est nécessaire à l’aide d’une attelle ou d’un plâtre, généralement pendant 6 semaines. Les soins de pansement sont effectués pendant environ 15 jours, et une rééducation progressive sera amorcée après la période d’immobilisation afin de restaurer la mobilité et la force du poignet.

Suites opératoires d’une suture ou d’une ligamentoplastie scapho-lunaire

Après une suture ou une ligamentoplastie scapho-lunaire, une période de récupération est essentielle pour favoriser la cicatrisation et restaurer la stabilité du poignet. Dans les premiers jours suivant l’intervention, un gonflement et des douleurs peuvent survenir au niveau de la zone opérée. Une immobilisation stricte du poignet est nécessaire à l’aide d’un plâtre ou d’une attelle thermoformée, généralement pendant six semaines. Une ou plusieurs broches peuvent être posées pour stabiliser la réparation. Dans ce cas, une seconde intervention est nécessaire pour les retirer après 45 jours. Les soins de pansement sont effectués pendant environ quinze jours, et une rééducation progressive sera mise en place après l’ablation de l’immobilisation et/ou des broches afin de restaurer la mobilité et la fonction du poignet.

Complications suite à une opération des lésions ligamentaires du poignet

Complications générales

Comme pour toute intervention chirurgicale, certaines complications, bien que rares, peuvent survenir.
Une infection au niveau de la cicatrice peut entraîner une rougeur, un gonflement et nécessiter un traitement antibiotique, voire une reprise chirurgicale pour nettoyer les tissus infectés.
L’algodystrophie, complication imprévisible, peut provoquer des douleurs diffuses, une raideur prolongée et une hypersensibilité de la main, rendant la récupération plus difficile.
Dans certains cas, l’intervention peut ne pas apporter les résultats escomptés en cas de raideur articulaire démasquée par l’intervention. Ceci est notamment possible dans les rétractions présentes depuis plusieurs années.
Une lésion vasculo-nerveuse, bien que rare, peut entraîner une diminution de la sensibilité ou une altération de la motricité des doigts. Par ailleurs, une douleur persistante, une diminution temporaire de la force, une raideur articulaire ou encore des adhérences cicatricielles peuvent également compliquer la récupération.
Un suivi post-opératoire rigoureux et une rééducation adaptée sont essentiels pour limiter ces risques et favoriser une récupération optimale.

Les complications spécifiques à une suture ou un ancrage trans-osseux du ligament triangulaire (TFCC)

La suture et l’ancrage trans-osseux du ligament triangulaire du carpe (TFCC) peuvent provoquer des douleurs persistantes au niveau du bord cubital du poignet, notamment en cas de mauvaise intégration de la fixation osseuse. Une irritation ou une inflammation du tendon extenseur ulnaire du carpe peut survenir en raison du contact avec les structures fixées. Dans de rares cas, une récidive de l’instabilité peut se produire si la réparation ne se maintient pas dans le temps ou si une sollicitation excessive est reprise trop tôt.

Les complications spécifiques à une ligamentoplastie scapho-lunaire

Après une suture ou une ligamentoplastie scapho-lunaire, une raideur du poignet est fréquente et peut nécessiter une prise en charge prolongée en rééducation. Une douleur persistante peut également survenir, notamment en cas d’inflammation des tissus environnants ou d’une fixation osseuse mal tolérée. Une instabilité résiduelle peut apparaître si la reconstruction ligamentaire ne parvient pas à restaurer pleinement la biomécanique du poignet, ce qui peut, à terme, favoriser une dégénérescence articulaire et entraîner une arthrose post-traumatique.

Veuillez noter que les informations présentées sur notre site internet ne permettent pas un auto-diagnostic et ne remplacent en aucun cas l’avis d’un médecin spécialiste lors d’une consultation. La liste des symptômes et complications mentionnée ici couvre uniquement les cas les plus courants et n’est pas exhaustive. Lors de votre consultation, votre médecin pourra répondre à toutes vos questions.