Syndrome du lacertus
Le syndrome du Lacertus est une pathologie qui affecte le nerf médian au niveau de l’avant-bras, provoquant douleurs et gêne fonctionnelle, notamment lors de certains mouvements. Cette compression nerveuse peut altérer les gestes du quotidien et réduire la force de préhension. Il est essentiel de reconnaître les symptômes et de bénéficier d’une prise en charge adaptée pour éviter une aggravation. Dans cette section, vous trouverez les causes, les symptômes, les options de traitement ainsi que des conseils pour mieux gérer le syndrome du Lacertus.
Le syndrome du Lacertus
Le syndrome du Lacertus est une compression du nerf médian au niveau de l’avant-bras, provoquée par un épaississement ou une tension excessive du lacertus fibrosus. Cette structure anatomique, située dans la partie supérieure de l’avant-bras, peut exercer une pression anormale sur le nerf médian, entraînant douleurs et gêne fonctionnelle.
Cette pathologie est souvent favorisée par des gestes répétitifs sollicitant intensément l’avant-bras, mais elle peut également être aggravée par des troubles neurologiques ou musculo-squelettiques sous-jacents.
Les symptômes
Ils se manifestent par des douleurs au niveau de l’avant-bras, des engourdissements ou des fourmillements dans les trois premiers doigts de la main, ainsi qu’une perte de force dans la pince pouce-index. Ces signes peuvent être aggravés par la flexion prolongée du coude ou les efforts répétitifs. Contrairement au syndrome du canal carpien, les symptômes du syndrome du Lacertus sont généralement plus marqués en journée et peu présents, voire absents, la nuit. Le syndrome du Lacertus peut survenir de façon isolée ou être associé à un syndrome du canal carpien.
Les traitements
Les options de traitement dépendent de la sévérité des symptômes. Dans les formes modérées, le repos, la prise d’anti-inflammatoires et les exercices d’étirement peuvent contribuer à réduire la compression du nerf. Cependant, si la gêne persiste ou s’aggrave malgré ces mesures, une prise en charge chirurgicale peut s’avérer nécessaire.
L’opération proposée
Le Dr ROUVEYROL propose une libération du nerf médian au niveau du coude afin de lever la compression exercée par le lacertus fibrosus. Cette intervention peut être réalisée par échochirurgie, une technique mini-invasive offrant une précision optimale, ou par chirurgie à ciel ouvert. L’opération est pratiquée sous anesthésie locale ou locorégionale, en ambulatoire. Elle a pour objectif de restaurer la mobilité et de soulager durablement les symptômes. La récupération est progressive, avec une amélioration fonctionnelle notable dans les semaines suivant l’intervention.
Les opérations du syndrome du Lacertus
Libération à ciel ouvert du nerf médian au coude
L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale, c’est-à-dire de l’ensemble du membre supérieur. Le chirurgien pratique une incision de 3 à 4 cm sur la face antérieure de l’avant-bras, permettant d’accéder directement au lacertus fibrosus. Cette bande fibreuse, responsable de la compression, est sectionnée afin de libérer le nerf médian et de rétablir une transmission nerveuse normale, sans contrainte. Cette libération permet une diminution progressive des symptômes, notamment des douleurs et des troubles sensitifs dans la main. L’incision cutanée nécessite environ 15 jours de soins de pansement. Bien que visible dans un premier temps, la cicatrice s’estompe progressivement et devient généralement discrète.
Libération percutanée échoguidée sous anesthésie locale du nerf médian au coude – Technique dite « d’échochirurgie »
Il s’agit d’une technique mini-invasive permettant de libérer le nerf médian tout en limitant le traumatisme chirurgical. Une petite incision est réalisée à l’aide de la pointe d’une aiguille, permettant l’introduction d’un instrument spécialement conçu pour sectionner le lacertus fibrosus sous contrôle échographique continu. L’échographie offre une visualisation en temps réel des structures nerveuses et vasculaires, garantissant une section précise et ciblée du tissu responsable de la compression. Cette approche réduit significativement les risques de lésion des tissus environnants, notamment de la peau, des structures sous-cutanées et des petites branches nerveuses superficielles. L’intervention est réalisée sous anesthésie locale, sans nécessité d’immobilisation post-opératoire. La cicatrisation cutanée s’effectue en environ 7 jours, avec une reprise rapide des activités quotidiennes.
Suites après une opération du syndrome du Lacertus
La libération du nerf médian entraîne une amélioration rapide des symptômes, avec une diminution progressive des douleurs et des engourdissements.
Dans les jours suivant l’intervention, un léger inconfort et un gonflement peuvent être ressentis au niveau de la zone opérée. En cas d’intervention à ciel ouvert, des soins de pansement réguliers sont nécessaires, généralement tous les jours ou tous les deux jours, selon l’évolution de la cicatrisation.
Si l’opération est réalisée par échochirurgie, un pansement est maintenu pendant 48 heures, puis retiré sans nécessité de renouvellement.
Il est essentiel de mobiliser l’avant-bras et la main après l’intervention, sans forcer, afin de favoriser une récupération optimale et d’éviter l’apparition de raideurs post-opératoires.

Les complications suite à une libération du syndrome du Lacertus

Comme pour toute intervention chirurgicale, certaines complications, bien que rares, peuvent survenir.
Une infection au niveau de la cicatrice peut entraîner une rougeur, un gonflement et nécessiter un traitement antibiotique, voire une reprise chirurgicale pour nettoyer les tissus infectés.
L’algodystrophie, complication imprévisible, peut provoquer des douleurs diffuses, une raideur prolongée et une hypersensibilité du doigt ou de la main, rendant la récupération plus difficile.
Dans certains cas, l’intervention peut ne pas apporter les résultats escomptés, avec une persistance des blocages du doigt, notamment si l’inflammation des tendons était ancienne ou si des facteurs individuels limitent la récupération fonctionnelle.
Une lésion vasculo-nerveuse, bien que rare, peut altérer la sensibilité ou la mobilité du doigt. Par ailleurs, une douleur persistante, une diminution temporaire de la force, une raideur articulaire ou encore des adhérences cicatricielles peuvent également compliquer la récupération.
Un suivi post-opératoire rigoureux et une rééducation adaptée sont essentiels pour limiter ces risques et favoriser une récupération optimale.
Veuillez noter que les informations présentées sur notre site internet ne permettent pas un auto-diagnostic et ne remplacent en aucun cas l’avis d’un médecin spécialiste lors d’une consultation. La liste des symptômes et complications mentionnée ici couvre uniquement les cas les plus courants et n’est pas exhaustive. Lors de votre consultation, votre médecin pourra répondre à toutes vos questions.